Billet d’humeur 2ème conseil municipal 13/04/2026
Il est des conseils municipaux qui ne relèvent pas du débat démocratique mais de la mise en scène théâtrale. Plus de doutes, ce mandat s’annonce riche en décisions écrites à l’avance. Ce billet d’humeur revient sur le deuxième conseil municipal et sur ce qu’il révèle de sa gouvernance.
Proposition d’amendement au règlement intérieur :
Une belle tentative d’abréger ce moment de souffrance pour Mme le Maire : accélération dans la lecture, remarques désobligeantes, agacement. Réponse finale selon le maire : aucun besoin d’inscrire toutes ces points dans le RI puisqu’ils seront (bien évidemment) respectés. C’est donc simplement un engagement moral comme l’a fait remarquer un des élus de l’opposition. Un des amendements était d’indiquer dans le RI la référence à la charte de l’Elu signée lors du premier conseil. Comment pourrait-on ne pas accepter de s’engager à respecter une charte éthique ? Chou blanc.
Indemnités : l’élégance du fait accompli.
Les arguments du maire sont faibles, les chiffres, ou plutôt les pourcentages, manquent de contexte et de point de comparaison. Les fonctions des adjoints sont à la limite du douteux, qui plus est, quand deux adjoints ont pratiquement les mêmes fonctions (dixit Mme le Maire). Pour un petit village, c’est ballot.
Pour comparaison :
1783,97 euros bruts mensuels pour le maire de Bagnères de Bigorre (+7200 habitants)
2289,56 euros bruts mensuels pour le maire de Gerde (+1200 habitants)
Intercommunalité : l’ambition en berne.
La non-présentation à la vice-présidence de la CCHB est en contradiction avec le programme de campagne d’Unis pour Gerde, citons-le : « Continuer à renforcer notre position de 3ème commune au sein de la CCHB » « Consolider la coopération avec l’ensemble des communes de la CCHB » Le maire dit que « le village mérite largement qu’on s’y attache » et que la CCHB est très chronophage. Traduisons-le par un désengagement et un manque d’ambition pour Gerde (hormis le fait que le programme était donc un leurre).
Ecole : Tentative d’esquive du maire.
L’école n’est pas un service parmi d’autres. Les personnes qui y sont chaque jour ne sont pas des marionnettes. Contrairement au maire et ses adjoints, elles donnent de leur personne par conviction pour une cause noble qui leur est chère. Il est donc frappant de constater que ceux qui travaillent au jour le jour dans cette école portent leur mission avec un sens aigu de l’engagement là où d’autres se contentent d’exercer une autorité inutile et contreproductive.
Absence de la mairie au Conseil d’école du 02/04/2026 : Le maire et ses adjoints étaient pour les uns « au travail » ce jour-là, ou bien « avaient des réunions ». La convocation n’aurait pas été envoyée suffisamment en avance. « Il n’y a pas eu de concertation avec Mme la Directrice ». Bof bof comme réponses. Réflexe défensif immédiat et quasiment épidermique de Mme Dubarry et de Mme Debbah, que l’on retrouve dans les schémas psychologiques : demande d’explications sur un sujet, sans agressivité => alerte générale
en face, bégaiements et explications bancales (mais toujours la tête haute). Leur seul point de réconfort : le compte-rendu du premier conseil d’école qui indiquait « R.A.S ». Ah le fameux R.A.S…
Rapportons aussi :
Un beau moment de cohésion Unis pour Gerde sur le sujet Panneau-Pocket. Plusieurs élus Unis pour Gerde se sont exprimés. Une vraie réussite à leurs yeux.
Un maire qui ne sait pas ce qu’est une politique générale. (c’est donc une vision, des valeurs, des engagements, des priorités…etc…tout cela listé et signé par tous).
Un maire qui n’a visiblement pas compris son erreur juridiquement sérieuse d’être Président de séance au premier conseil alors qu’il n’était pas encore élu maire.
Le bouquet final arrive avec une remarque plus que pertinente sur le « moment de convivialité » organisé par Mme Dubarry avec les membres de la liste « Unis pour Gerde » le soir du premier conseil de ce nouveau mandat. Les élus de l’opposition n’ont pas été conviés. Moment inconfortable. Réponse du maire « il y a un passif » et « oh, il y en aura d’autres ». (Sourire niais).
A noter l’utilisation des moyens de la mairie pour une soirée visiblement privée. Les locaux communaux ne sont pas la maison de la majorité.
La situation parle par elle-même. Delightful comme diraient nos amis anglophones.